Guide des actifs

Sept familles d’acides et leurs repères

Le nom de l’acide ne suffit jamais : concentration, pH, véhicule, temps de pose, tolérance, neutralisation et photoprotection construisent le protocole.

Portrait noir et blanc illustrant l’observation professionnelle de la peau
01

Acide glycolique

Cet AHA est étudié pour l’aspect de la texture, du teint et des ridules. Sa petite taille moléculaire ne dispense jamais d’un temps de contact maîtrisé, d’une fin de protocole conforme à la notice et d’une photoprotection rigoureuse.

Références internes : étude clinique contrôlée sur le photovieillissement (PMID 8634809) ; guide FDA sur les cosmétiques contenant des AHA.

03

Acide mandélique

Cet AHA est souvent envisagé dans une démarche progressive. Le choix dépend toutefois de la formule complète, de la peau observée, de l’expérience et du cadre d’application — pas d’une réputation générale de douceur.

Référence interne : étude comparative indexée sous PMID 41051381.

04

Pyruvique + lactique

Cette association peut être étudiée pour la texture, le teint irrégulier et certaines imperfections. Elle représente une option cosmétique possible selon l’objectif et le profil ; elle n’est ni l’équivalent d’un acte médical ni la reproduction exacte d’un peeling d’une autre profondeur.

Références internes : étude clinique PMCID PMC12270427 ; publication indexée sous PMID 35388603.

05

Acide salicylique

Ce BHA est utilisé dans des protocoles orientés vers l’apparence des imperfections, des pores et des peaux grasses. Le professionnel doit tenir compte de la formule, de la zone, des antécédents déclarés et des précautions de la notice.

Références internes : étude clinique PMID 21896127 ; revue systématique PMID 29705755.

06

Acide azélaïque

Il peut s’intégrer dans une démarche cosmétique visant des rougeurs visibles et des imperfections. Les mots « rougeurs » et « teint irrégulier » décrivent une apparence : ils ne posent aucun diagnostic de rosacée, de couperose ou de maladie.

Référence interne : revue scientifique PMCID PMC6850438.

07

TCA : un cadre réglementaire distinct

Dans l’Union européenne, l’acide trichloroacétique (TCA, CAS 76-03-9) figure à l’annexe II du règlement cosmétique : il ne peut pas entrer dans la composition d’un produit cosmétique. Cette interdiction cosmétique ne constitue pas une interdiction générale de tout usage médical.

Le TCA est corrosif. Le CIRC l’a classé en groupe 2B, « peut-être cancérogène pour l’être humain », sur la base de preuves insuffisantes chez l’humain et suffisantes chez l’animal. Cette formulation doit rester exacte et ne doit pas être transformée en certitude clinique chez l’humain.

Pour certains objectifs cosmétiques superficiels, pyruvique + lactique peut être une option à examiner. Il ne faut pas le présenter comme un remplacement médical exact ni promettre des résultats identiques au TCA.

Références internes : règlement (CE) nº 1223/2009, annexe II ; dossier ECHA du TCA ; monographie 106 du CIRC.

Passer de la famille au protocole

Le sélecteur aide à comparer des références IDEALDERM selon l’objectif, le type de peau déclaré, la sensibilité, l’expérience, l’intensité et le cadre d’utilisation. Il ne remplace ni la notice ni l’évaluation professionnelle.

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